aromathérapie

L’aromathérapie est l’utilisation des huiles essentielles chémotypées (c’est-à-dire de composition chimique bien connue) afin d’assurer un complément de soin, un soin préventif ou un soin curatif. En cela, l’aromathérapie est une branche de la phytothérapie qui est l’art d’assurer des soins par les plantes au sens large.

L’aromathérapie en détails

Depuis des millénaires, les plantes aromatiques ont été utilisées par les différentes civilisations. Leurs premières utilisations l’ont été sous forme d’infusions ou de décoctions, puis elles ont été brûlées ou mises à infuser ou macérer dans une huile végétale. Enfin, on a tenté d’extraire le composé « huile essentielle », et les méthodes d’analyses modernes permettent maintenant de parfaitement connaitre les différents composants des huiles essentielles et ainsi déterminer les activités et indications de chacune.

Il est impossible de fabriquer artificiellement en laboratoire une huile essentielle du fait de sa grande complexité biochimique, car elle se compose en moyenne d’une bonne centaine de composés biochimiques différents. Ceux-ci sont regroupés en 14 familles (phénols, alcools terpéniques, aldéhydes aromatiques, aldéhydes terpéniques, terpènes, sesquiterpènes, sesquiterpenols, phénols methyl ether, esters, oxydes, lactones,coumarines, phtalides …).

Ces différentes familles biochimiques ont des propriétés propres à chacune d’elle (anti-bactériennes, antifongiques, antivirales, antiparasitaires, immunostimulantes, anti-catarrhales, anti-inflammatoires…). Bien sûr, chaque huile essentielle ne possède qu’une partie et qu’un pourcentage de ces activités. Il est ainsi possible d’associer plusieurs huiles essentielles entre elles pour obtenir une synergie c’est à dire où chaque huile complète et renforce l’activité des autres.

Il faut donc, pour avoir une action optimale, bien choisir l’huile essentielle en fonction de l’indication qu’on souhaite lui donner, connaître sa posologie, sa voie d’administration et sa dilution éventuelle au sein d’un mélange. Elles ont l’avantage de ne pas provoquer de résistance ni d’accoutumance.

  • Action antibactérienne: elles occasionnent des lésions irréversibles de la paroi bactérienne. Elles inhibent également la production et l’action des toxines bactériennes.
  • Action antifongique: elles procèdent à un blocage de la production d’énergie des levures.
  • Action antivirale: certaines huiles possèdent l’étonnante capacité de se fixer à la membrane externe des virus, de la détruire, et donc de rendre détectables les virus par le système immunitaire.
  • Action antiparasitaire: les huiles essentielles agissent redoutablement contre les parasites externes en induisant une paralysie des parasites suivie de leur mort. En cela, elle ont le même mode d’action que les drogues chimiques disponibles, si ce n’est qu’elles n’induisent que peu d’effets secondaires et de toxicité.
  • Action immunostimulante: en pratique, les huiles essentielles anti-infectieuses sont presque systématiquement immunostimulantes. Ainsi l’animal en fin de traitement sera plus résistant face à de futures agressions, ce qui est à l’opposé des antibiotiques!

Les 5 actions précédentes se retrouvent dans la famille des aldehydes aromatiques, des phénols et des alcools.

  • Action anti-inflammatoire: Les huiles essentielles peuvent recevoir ou donner des électrons. Les foyers inflammatoires chauds ont un surplus de charges positives. Les molécules aromatiques négativantes vont céder des charges négatives pour compenser l’excès de charges positives. Un échauffement local qui accélère le recrutement des globules blancs et des facteurs sanguins se produit grâce par exemple aux aldéhydes terpéniques.
  • Actions antalgique et antispasmodique: certaines molécules interagissent avec la transduction du message nerveux et le bloquent, le refroidissement brusque lié à l’huile essentielle de menthe par exemple peut créer une sorte d’anesthésie par le froid, enfin, le clou de girofle ou la gaulthérie couchée elles peuvent avoir une action de chauffage qui peut favoriser l’évacuation des toxines à l’origine de la douleur.
  • Actions calmante et sédative: certaines huiles essentielles agissent très vraisemblablement au niveau du système nerveux central (via le système limbique) voire au niveau du système nerveux autonome.
  • Actions mucolytique, bronchodilatatrice, expectorante: les cétones et les lactones sont très efficaces dans ces domaines mais non dénuées d’effets secondaires. Il faut les utiliser avec précautions mais leur toxicité depend du type de molécule, de sa dose et de sa voie d’administration.

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